Préservatif, libertinage et échangisme : la lutte continue…

16 Nov 2017 | Par Moderatrice
Sida, IST : ces mots font peur. Et pourtant, quand on pratique le libertinage et l’échangisme, la peur ne sert à rien. Ce qui reste et restera malheurement utile de longues années encore, c’est le préservatif. Dans ce domaine, c’est la lutte qui continue pour le monde libertin.

Une folle rumeur envahit internet et la blogosphère : les libertins ne se protégeraient plus, l’usage de la capote serait même mal vu dans le milieu libertin. En un mot comme en cent : c’est FAUX ! A titre personnel, je n’ai constaté qu’une chose, l’usage du préservatif reste la norme dans le monde échangiste, et si quelques demeurés veulent l’oublier, les libertins restent une population potentiellement à risques.

Chacun prend ses risques, me direz-vous… Absurde, car quand on parle d’épidémies (Sida et autres IST), le comportement de chacun et de chacune influe sur le destin commun. Plus la maladie se propage, plus les risques augmentent, pour toutes et tous. Alors, que la lutte continue…



Préservatif et échangisme

Il faut être particulièrement stupide pour se passer de capote dans un contexte échangiste. J’entends ici par échangisme les sexualités plurielles avec pénétration. Le calcul est simple : si une personne vous propose un rapport sans préservatif, c’est qu’il ou elle en a probablement l’habitude. Et que, par voie de conséquence, la probabilité qu’il/elle soit contaminé(e) par le virus du VIH, ou par la syphilis, les chlamydias, les gonocoques ou l’hépatite B, est plus importante. Et d’autant plus grande que le nombre de partenaires différents sur une période donnée est important.

Parlons chiffres : une étude menée au Pays-Bas en 2008 démontre que le risque de contracter une IST pour un homme de plus de 45 ans échangiste est 5 fois plus grande que pour un homme du même âge non-échangiste. Et ce constat est encore plus sévère pour les femmes libertines. Cette étude démontre que, dans cette classe d’âge, près de 14% des personnes se déclarant libertines étaient infectées par une IST.

La raison en est simple : multiplier le nombre de partenaires, c’est de fait multiplier le nombre de prises de risques vis-à-vis des IST. A chaque fois que vous entrez en contact avec un nouveau partenaire sexuel sans préservatif, c’est une exposition potentielle de plus à la maladie.

Le cas des mélangistes

La question du mélangisme se pose alors. Disons-le, aucune étude sérieuse n’a été réalisée sur le sujet. Et il est vrai que les mélangistes (j’entends par mélangisme tous les rapports sexuels libertins sans pénétration vaginale ou anale) utilisent peu le latex, se croyant – à tort – à l’abri de la contamination.


Question sida, la pratique des rapports bucco-génitaux est relativement peu risquée (sauf ingestion du sperme). Mais peu risquée ne veut pas dire sans risques ! Sans compter que les contacts cutanés avec une muqueuse, puis une autre, peuvent représenter un vrai danger de transmission.

Mais quoi qu’il en soit, le sida n’est pas le seul risque en cause. Une fellation, par exemple, comme tout autre type de rapports sexuels, peut faire circuler des IST, dont on sait qu’elles sont en train de gagner du terrain, dans la population en général et dans la population libertine en particulier.

Là encore, une seule solution : le préservatif. Qui ne vous servira à rien au fond de votre poche.



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